Cette page dresse la liste des sondages d'opinions relatifs aux élections législatives françaises de 2017.

Tous les sondages de cette liste, sauf mention contraire, se conforment aux règles de la Commission des sondages,, et appliquent la méthode dite des quotas.

Intervalle de confiance

La plupart des sondages sont publiés accompagnés d'une présentation des intervalles de confiance à 95 %. Le tableau résume les intervalles de confiance selon la taille de l’échantillon (ou du sous-échantillon).

Si pour un échantillon (sous-échantillon) de 1 000 personnes le candidat reçoit 10 % (ou 90 %) d'intentions de vote, l'incertitude est de 3 points pour un niveau de confiance de 95 %. Il y a donc 95 % de chance que son score soit compris entre 7 et 13 % (respectivement 87 % - 93 %).

En fait, l'incertitude est inférieure pour des effectifs stratitifés comme avec la méthode des quotas. À noter que la base de comparaison doit être cohérente : il faut soit donner le pourcentage par rapport à l'effectif total y compris abstention, blanc et NSPP, soit N doit être limité aux intentions de vote pour un candidat quant l'on veut que la somme des scores fasse 100 % comme ci-dessous. Par exemple à 25 % d'abstention, 1 000 sondés ne correspondent qu'à 750 exprimés pour un candidat, ce qui monte l'incertitude à - 3,6 %.

Sondages

Premier tour

La proportion d'hésitants est restée longtemps élevée : 11 jours avant le vote, seulement 51 % des sondés étaient sûrs de leur choix et 36 % hésitants entre plusieurs votes et l'abstention, selon un sondage Kantar Sofres du .

De plus, le scrutin uninominal majoritaire à deux tours rend difficile les projections en sièges. Les sondeurs se concentrent donc majoritairement sur les intentions de vote et non sur les projections en siège.

Second tour

Par circonscription

Majorité souhaitée

Intérêt

  • 80 % des Français s'intéressent au scrutin législatif, selon Harris Interactive, à un mois du scrutin.
  • 73 % des français s'y intéressent, selon un sondage Ipsos réalisé Du 27 au .
  • 61 % des Français déclarent s’intéresser au scrutin selon un sondage BVA du 2 au , qui rappelle que 76 % des Français s’intéressaient à la présidentielle le , à 2 jours du 1er tour, où la participation a été de 78 %.
  • OpinionWay observe un intérêt décroissant de 61 % le à 51 % le 1er juin.

Participation

La participation aux législatives, « qui a beaucoup fluctué ces 15 dernières années, pourrait fortement conditionner des scénarios de second tour, déjà bien incertains », observe l'hebdomadaire L'Express. Les candidats n'ayant pas obtenu 12,5 % des inscrits seront éliminés dès le 1er tour.

Plusieurs sondeurs tentent d'évaluer la probabilité de participation par une échelle de un à dix, dix signifiant « tout à fait certain » d'aller voter. Selon Elabe, 51 % des sondés ont répondu 10 et 11 % entre 0 (« tout à fait certain » de ne pas voter) et 4.

« Une partie conséquente de l’électorat » semble tentée de « faire de ces élections législatives les 3e et 4e tours de l’élection présidentielle et ainsi d’infléchir la politique conduite par le nouveau président », note Emmanuel Rivière, directeur pour la France de Kantar TNS.

L'enjeu des législatives de 2017 « sera beaucoup plus fort » que lors des précédentes, estime le journal La Tribune, « puisque la teneur de la majorité de gouvernement reste très incertaine », et « l'importance de ce choix pourrait faire baisser l'abstention qui avait atteint un record en 2012 ».

Pour Le Monde, « le résultat est tout aussi incertain que l’a été l’élection présidentielle » et « plus encore que le scrutin présidentiel, les élections législatives seront donc déterminantes pour savoir quelle formation politique gouvernera ». Le Monde estime que la participation est « l’une des inconnues majeures, qui fera fortement varier les scénarios de second tour aux législatives ».

Projections

Incertitudes

La spécificité de l'élection présidentielle française de 2017 par rapport aux autres rend incertaine la victoire du camp du président. Bruno Cautrès, chercheur au CEVIPOF, pense qu'« Emmanuel Macron bénéficiera d'une prime liée à la présidentielle, s'il l'emporte. Mais de là à obtenir une majorité absolue de sièges pour son mouvement, ce n'est pas du tout évident ».

Les simulations à partir du résultat du premier tour de la présidentielle sont délicates : le PS ou LR, qui ont quatre députés sur cinq, n'ont jamais obtenu un score aussi bas et un profond renouvellement est à prévoir . Le PS a recueilli 4,5 fois moins de voix qu'en 2012, tandis que les 20,01 % de François Fillon sont comparables à ceux du RPR : 18 % en 1981, 19,96 % en 1988, 19,88 % en 2002.

Des électeurs ayant choisi un candidat peuvent voter ensuite pour un autre mouvement politique. Il est possible que des électeurs ayant choisi un candidat au premier tour de la présidentielle ne votent pas pour son mouvement ensuite. Un sondage sortie des urnes d'OpinionWay faisait apparaître que 45 % des électeurs d'Emmanuel Macron avaient voté utile alors qu'ils étaient 27 % pour François Fillon, 26 % pour Jean-Luc Mélenchon et 25 % pour Marine Le Pen.

Selon l'Ifop, l'élection est incertaine avec beaucoup d’inconnues : la participation, les alliances éventuelles ou le poids des sortants ; l’élimination des partis de gouvernement traditionnels au premier tour de la présidentielle souligne l'émiettement des forces politiques et la quadripartition entre la France insoumise, En marche, Les Républicains et le Front national qui pourrait aboutir à une absence de majorité absolue. Sans l'assurance d'une majorité relative ou absolue à l'Assemblée nationale, le vainqueur de la présidentielle pourrait être contraint à une cohabitation avec une autre majorité.

À la suite de la projection OpinionWay/SLPV du , Brice Teinturier, directeur général délégué d'Ipsos, réagit : « Faire ainsi une projection des élections législatives avant le résultat du second tour de la présidentielle, c'est hautement fragile et peu rigoureux ».

Jérôme Fourquet, directeur à l'Ifop, préfère également rester prudent concernant les projections : En marche ne dispose pas encore de relais locaux ni d'identité politique claire, parmi les 40 % de cumulards, beaucoup privilégieront leur mairie et le nombre de duels ou de triangulaires est incertain.

Antoine Moreau, pour SLPV, répond à Jérôme Fourquet que la précision des sondages d'opinion a été confirmée lors de la présidentielle, que les sortants qui ne se représentent pas ont été identifiés et enfin que les configurations de second tour retiennent le taux d’abstention précédent pour chaque circonscription ; ces résultats pourraient être modifiés par une alliance globale du Parti socialiste avec le Front de gauche ou avec En marche.

Les éventuels accords de désistement rendent également délicat l'estimation du nombre de circonscriptions remporté par un parti.

Projections

Extrapolation de précédentes élections

Après les élections régionales françaises de 2015, Harris Interactive pour Le Figaro a analysé le résultat dans les 556 circonscriptions métropolitaines : en tenant compte de la donne du premier tour, des reports de voix constatés et de certaines particularités locales, la gauche serait en position favorable dans 249 circonscriptions, la droite dans 210 et le Front national dans 95. En , OpinionWay avait envisagé les législatives de 2017 à l'aune des rapports de force électoraux des élections de 2015, et attribuait entre 266 et 292 députés à la droite (majorité absolue : 289), 188 à 208 à la gauche et 58 à 64 députés au Front national.

À la suite de l'élection présidentielle, Libération a extrapolé plusieurs scénarios en « prenant le candidat arrivé en tête au premier tour de l’élection présidentielle dans chaque circonscription » :

  • un accord Hamon-Macron aurait la majorité absolue avec 324 députés, contre 140 pour Le Pen, 79 pour Fillon-Dupont-Aignan et 23 pour Mélenchon ;
  • un groupe Mélenchon-Hamon (en additionnant les voix obtenues par Mélenchon et Hamon au premier tour de la présidentielle) obtiendrait 214 députés contre 156 pour Fillon et Dupont-Aignan, 143 au FN et 54 pour Macron mais, les candidatures n'étant pas fixées, des accords locaux pourraient être contradictoires.

Par sous-échantillon

Par région

  • L'étude BVA du 2 au auprès d'un échantillon de 4772 personnes s'intéresse aux régions dans lesquelles les cinq grands partis de la présidentielle pourraient arriver dans les quatre premiers.

Par tranche d'âge

Par catégorie sociale

Notes et références

Notes

Références

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  • Portail des années 2010

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